Crépuscule

•décembre 1, 2009 • Laisser un commentaire

Toi aussi vois-tu ce même éclat brumeux

Volant dans les tourments d’une même ligne brossée

Blanche éblouissante, livide d’une pureté

Irisant au delà d’elle un je ne sais quoi, là-bas

Toi aussi entends tu comme un fulgurant appel

Aux voix  intérieures et aux rires connus

Jeunes vents impromptus s’emparant dans leurs traits

D’un rien, d’un peu, d’un monde, d’un tout

Toi aussi vois-tu s’étaler les mystères

Mis à nus sous un jour qui ne veut prendre fin

A l’éternel crépuscule où s’endorment les rêves

Et s’oublie la nuit des jours passés

Errare

•novembre 25, 2009 • 2 commentaires

A l’Homme au regard délabré

Posant encore ses yeux sur un noir horizon

Alourdi, un peu plus, comme s’écoulait l’âme

Dans les ombres serviles des pactes de sang

Course surnaturelle qu’il s’était forgé

Des lumières aux ténèbres n’y aurait-il qu’un pas

Pétri dans des promesses si souvent soufflées

“Il faut plus d’une vie pour pouvoir exister”

Corps perdu, corps qui crie des grincements de ses os

Verrait-on quelques vers commencer à ronger

Le salut du coeur, le bonheur de tout

Poussé dans la fange de l’invétéré

Esprit agonisant comme meurt la chair

Sur les marches de son sacro-saint tout-rêvé

N’est pas si loin le temps où se voyant fort et fier

On frappera à sa porte dans un mesquin élan

A l’Homme qui n’est que trop ce qu’il est

Passionné malhabile de ses vicissitudes

Perdu dans les limbes de ce qui l’indiffère

Et qu’il oublie si vite à simplement aimer

A propos de “Spectres”…

•novembre 24, 2009 • Laisser un commentaire

Ce texte a été écrit dans des conditions qui m’ont été jusqu’à présent inégalées (mais, je l’espère, loin d’être inégalables).

Difficile de retirer une quelconque quintessence de ce que nous pouvons sentir et même consciemment penser. J’espère que ce que je vois comme tel au travers de mes textes puisse vous parler un tant soit peu.

Que vous y trouviez un sens, une idée qu’est la vôtre, et vous me rendrez des plus heureux.

Spectres

•novembre 24, 2009 • Laisser un commentaire

Bruissement dans la pénombre

Quelle est cette agitation qui m’éprend encore

A devenir fou d’une ivresse toute sacristique

D’êtres n’étant que jeu d’ombres

Que dois-je faire, rester ou fuir

Danse et demi-teinte d’un excès de grandeur

Insufflées dans cette nuit, celle d’un si simple être

Que je suis dans ce trouble à la beauté profonde

Ballet d’outre-tombe où je perds mon souffle

Emporté dans leurs bras et cette douce mélopée

Que vois-je n’est-ce donc pas mes frères

A l’image subtile, douce de tremblements

Qu’ils feraient presque taire un tant soit peu les miens

Ils s’avancent lentement, presque à prendre main

Blanche de peur, chaude d’amour, venant ainsi pour moi

Mais qui êtes vous, vous qui êtes donc là

Apparitions éphèmères de ce qui est vôtre

Etres sans mots, décadents ou bien sages

Quel sens donner à toutes ces images

Mais maintenant partons, je cède sous vos visages

Perdus dans un éther aux grands accents divins

Et  m’oser à danser pour unir à jamais

L’âme d’humble mortel aux déjà trépassés

D’entre ses mains

•novembre 23, 2009 • Laisser un commentaire

D’entre ses mains, ce souffle

Exhalé désir de quelques chauds soupirs

Exaltante antienne de ces rêves égarés

Chuchotés dans les limbes d’un même frémissement

S’endormant alors que finit la nuit

D’entre ses mains, ces ombres

Toujours plus dociles que règne ce silence

Pesanteur subtile d’une chasse éperdue

D’où nul ne saurait plus dire qui est vraiment la proie

D’entre ses mains, ces mots

Que je ne saurais alors plus appeller

Tant ils ne semblent plus qu’être ces sombres souvenirs

D’un temps où il était encore permis de jouer

D’entre ses mains, ce vide

Futile fin de ce qui n’aurait été

De ces croyances passagères qui un jour ont su

Attiser cette flamme qui eût l’idée de brûler

Et ravagent encore ce qu’elle n’a pas détruit.

“Cadavre exquis – Exquis cadavre”

•novembre 10, 2009 • Laisser un commentaire

Petite publicité pour une personne que j’ai découvert il y a assez peu de temps mais dont j’apprécie beaucoup le travail.

Se disant elle-même influencée par Mark Rothko et Jackson Pollock (j’aime aussi particulièrement les oeuvres de ce dernier), Julie Lalibert est avant tout une artiste des sentiments et autres sensations savamment transmis par le biais de ses peintures ou photographies.

http://cadavresjlexquis.wordpress.com

N’hésitez pas à faire un petit tour sur ce site wordpress destiné l’exposition d’une partie de sa production.

Exquise Asssassine

•novembre 10, 2009 • Un commentaire

Exquise assassine d’un trouble jusqu’alors enfoui

Jouissance éphémère mais tout aussi profonde

Que la serre d’un aigle déchirant sa proie

Nous emportant au vol au plus loin de nos vies

Je revois encore les interstices de cette âme

L’écrin glacé où ce l’on quoi nous avons cru

S’essouffle au fil des assauts d’une funeste impuissance

Tout effort est vain, ne reste plus qu’à passer le temps

Le bât blesserait plus si nous espérions encore

Qu’un soleil ardent puisse brûler ces peaux

Lambeaux tiraillés par une indifférente passion

S’asséchant un peu plus alors que se lève un nouveau jour

Dors, comme je m’endors, loin de toute infamante futilité

Parce que la pierre de quelque coeur est  depuis longtemps marqué

De ce point rouge d’une heure, d’une seconde

Où l’on croyait possible le plus insensé

Aube Perdue

•novembre 10, 2009 • Laisser un commentaire

Spectre rugissant d’une nouvelle aube perdue

De sa longue traîne brumeuse perd pied dans ces éclats

De ces chaudes lueurs que l’on aime ou répugne

Réchauffant le coeur naïf ou brûlant l’âme égarée

Beauté obsidienne dont la créature s’est faite chantre’

Insondable dans le sang pourpre de chacun de ses jours

Marchant plus vite qu’on ne peut même voir

Intouchable inconnue débout, mais trop loin

Passer encore un gouffre entre deux outre-mondes

Inégal qu’est le mal des troubles toujours mordants

La chaîne cèdera encore sous les coups  d’esrance

Rendant toute autre croyance bien que top supportable

Les griffes, lacérant, s’arrêteront-elles un jour

Elles, dansant sur la gorge nue tant que reste le doute

Narguant dans leurs reflets rougeoyant tout ce qui n’est pas

Et ne sera sans doute jamais, ailleurs comme ici-bas

Textes

•novembre 9, 2009 • Laisser un commentaire

Quelques textes de mon écriture dont je me passerais humblement dez tout commentaire.

L’alchimiste, de Paolo Coelho

•novembre 8, 2009 • Un commentaire

Si il me fallait bien commencer par quelque chose, c’était sans nul doute de vous parler de ce livre qui me fut fantastique qu’est l’”Alchimiste” de Paolo Coelho.

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l'"Alchimiste" de Paolo Coelho

Pour saisir l’”Alchimiste”, du moins pour pouvoir mieux le présenter, il me faut avant tout  parler de son auteur, Paolo Coelho.

Peu porté sur l’écriture spectaculaire, nulle emphase et effet de style d’ornement chez lui, le but subrepticement affiché dans l’ensemble de ses livres est la transmission de sa réflexion.

L”‘Alchimiste” participe clairement de ce mouvement, véritable fable philosophique mettant en scène les tribulations d’un jeune berger d’Andalousie, vous seriez déçus si vous vous attachiez à la forme, et non pas au fond, tout n’étant plus que question d’affinité.

SI j’ai pu entendre dire autour de moi à multiples reprises, “il y a eu un avant et un après l’”Alchimiste” , je ne peux que partager cette affirmation à mon tour. Ce livre fut d’ailleurs mon ultime point d’origine, ma base me permettant d’articuler le concept le plus essentiel comme la notion la plus  précise dans ses choses qui semblent intéresser bon nombre d’entre nous.

Nulle autre affirmation possible que celle-ci : Lisez l’Alchimiste !

Pour en savoir plus sur Paolo Coelho et notamment sa très belle bibliographie valant véritablement le détour (je trouve inutile de la développer dans le détail ici) : http://www.paulocoelho.com/fran/