Toi aussi vois-tu ce même éclat brumeux
Volant dans les tourments d’une même ligne brossée
Blanche éblouissante, livide d’une pureté
Irisant au delà d’elle un je ne sais quoi, là-bas
Toi aussi entends tu comme un fulgurant appel
Aux voix intérieures et aux rires connus
Jeunes vents impromptus s’emparant dans leurs traits
D’un rien, d’un peu, d’un monde, d’un tout
Toi aussi vois-tu s’étaler les mystères
Mis à nus sous un jour qui ne veut prendre fin
A l’éternel crépuscule où s’endorment les rêves
Et s’oublie la nuit des jours passés

